Le patois alsacien et l'accent alsacien

Le patois alsacien et l'accent alsacien Le patois alsacien est un mélange d’allemand et de français. La structure du langage est allemande, mais beaucoup de vocabulaire est emprunté au français. Ce mélange est lié à l’histoire de l’Alsace ballottée entre l’Allemagne et la France : française depuis Louis XIV, l’Alsace devient allemande entre 1870 et 1918, puis revient dans le giron français avant de revivre une parenthèse allemande entre 1940 et 1945.

Jusqu’en 1960, la langue maternelle était l’alsacien avant que le français soit imposé de force à l’école. Depuis le patois n’est plus pratiqué par les jeunes générations. L’alsacien est avant tout parlé. L’effort de transcription de la langue est récent et répond principalement à des nécessités de sauvegarde.

Les alsaciens, qui sont nés avant 1960, parlent toujours l’alsacien entre eux. Le non initié au patois, même s’il parle correctement le français et l’allemand, aura du mal à les comprendre, sauf s’il est originaire de la région de l’autre coté du Rhin et de la Suisse où l’on pratique un patois proche
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Ces alsaciens qui ont été nourris au patois dans leur jeunesse ont encore parfois du mal avec le français. Ils ont aussi du mal avec les alsaciens des autres vallées. Il n’y a pas d’uniformité du patois.

L’accent alsacien


L’intonation de cette langue insiste sur la première syllabe des mots. Si vous souhaitez être intégrer, il ne faut pas hésiter à appuyer sur le première syllabe de BONjour.
Cet accent chantant est aujourd’hui apprécié pour son originalité. Cela n’a pas toujours été le cas. L’accent attribuait une origine rurale et paysanne à son auteur.

Avec les quelques mots ci-dessous, vous pouvez déjà vous faire adopter. Compléter vos phrases avec des mots en français.

Petit lexique de l’alsacien de la vallée de Kaysersberg
A man : un homme
A fraue : une femme
A meidala : une fille
Der dorf : le village
Die rava : les vignes
Das bront : le pain
Der bontter : le beurre
Das hus : la maison
Heima : à la maison
Die glocka : les cloches
Die kerich : l’église
Die blumma : les fleurs
Die strons : la route
Der wald : la forêt
Wie gendst : Comment ça va ?
S’geld : ça compte (santé pour trinquer)
Gsunheit : santé (pour trinquer ou pour désigner l’absence de maladie)
A glans : un verre
A boudal : une bouteille
A flanch : une bouteille
Der vie : le vin
A bër : une bierre
Der snapf : l’eau de vie
Ranna : courrir
Laufa : marcher
Die gsundheit : la santé
Das water : le temps (météo)
Das wasser : l’eau
Der sun : le soleil
Railla : pleuvoir
Die menta : les prés
Die kucha : la cuisine
Der salon : le salon
Das slonfzemmer : la chambre à coucher
Das bet : le lit
Der wald : la forêt
S’gald : l’argent
A Baum : un arbre
Slonfa : dormir
Shenfa : travailler
Assa : manger
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